Les fichiers fonciers sont une base de données de référence sur le foncier et le bâti en France, produite chaque année par le CEREMA (via le service Datafoncier) à partir des données fiscales de la DGFiP (le fichier MAJIC). Elles décrivent, parcelle par parcelle et local par local, l'occupation du sol, le bâti et la propriété sur l'ensemble d'un territoire.
Lorsqu'une collectivité commande ces données — généralement après avoir confié une étude (PLH, SCOT, observatoire de l'habitat) à un bureau d'études —, le CEREMA livre un fichier technique correspondant au territoire concerné. Par extension, on parle de « fichiers fonciers » pour désigner l'ensemble des jeux de données diffusés par le CEREMA : les Fichiers Fonciers (FF), les DVF, les DV3F et le LOVAC.
Le problème : ces données arrivent dans un format pensé pour des spécialistes du SIG et des bases de données. Pour un chargé d'études habitat qui n'est pas géomaticien, le fichier reçu est tout simplement… inexploitable en l'état.
Le CEREMA ne livre pas un fichier Excel ou une carte prête à l'emploi, mais un export de base de données : le plus souvent un fichier .sql ou un dump PostgreSQL. Ce format est conçu pour être restauré dans un serveur de base de données spatial (PostGIS), puis interrogé en langage SQL.
Concrètement, si vous ouvrez ce fichier dans Excel ou dans un éditeur de texte, vous obtenez des milliers de lignes de code de base de données — illisibles et inutilisables. Pour en extraire ne serait-ce qu'une carte des parcelles, il faut :
Le vrai blocage : la plupart des bureaux d'études habitat et agences d'urbanisme n'ont ni serveur PostGIS, ni compétences SQL en interne. Résultat : on a payé pour des données précieuses… qu'on n'arrive pas à ouvrir, avec la crainte de livrer des chiffres faux au client.
Une fois exploitées, les données foncières du CEREMA se révèlent extrêmement riches. Elles se déclinent en plusieurs couches SIG complémentaires :
Les contours cadastraux de chaque parcelle, avec leur surface, leur référence et leurs caractéristiques d'occupation du sol.
Le détail du bâti : type de local (maison, appartement, local commercial), surface, année de construction, nombre de pièces.
La nature des propriétaires (personnes physiques, morales, bailleurs sociaux, collectivités), dans le respect des règles d'usage.
Les ventes et les prix des biens immobiliers, géolocalisés à la parcelle dans les DV3F.
Des indicateurs agrégés sur une grille régulière (carreaux), utiles pour cartographier sans exposer la donnée individuelle.
Ces quatre sigles reviennent en permanence dans les livraisons du CEREMA. Voici ce qu'ils recouvrent :
Ensemble, ces jeux de données permettent de croiser le foncier, le bâti, les transactions et la vacance — exactement ce dont une étude habitat a besoin.
Sur le papier, on peut traiter le dump du CEREMA en interne. En pratique, c'est un travail de spécialiste qui dépasse largement le périmètre d'un chargé d'études habitat.
La voie « officielle » suppose un serveur PostgreSQL/PostGIS, la maîtrise du langage SQL pour assembler et nettoyer les tables, et une bonne connaissance de la structure des Fichiers Fonciers — des dizaines de tables et des centaines de champs au nommage cryptique. Autrement dit : il faut un géomaticien dédié. Le recruter ou le sous-traiter sur la durée est coûteux et lent pour un besoin qui, au fond, est ponctuel : une conversion par étude.
Le bon réflexe : ne pas mobiliser une compétence rare (ou un long apprentissage) sur une tâche ponctuelle. Faire convertir le fichier une bonne fois, recevoir des couches propres, et concentrer votre temps sur ce qui fait votre valeur — l'analyse, pas la plomberie informatique.
Vous envoyez le fichier reçu du CEREMA, vous recevez en retour vos couches SIG propres (Shapefile, CSV, GeoJSON), prêtes à ouvrir dans QGIS. Aucune installation, aucune compétence technique, un contrôle qualité avant livraison, et un coût fixe proportionné à un besoin ponctuel. C'est l'approche que nous avons développée avec le convertisseur de fichiers fonciers.
QGIS est le logiciel SIG libre de référence — mais il ne sait pas ouvrir directement le dump SQL du CEREMA. Y parvenir par soi-même impose de passer par une base PostGIS, une étape de spécialiste (voir ci-dessus).
La voie simple consiste à partir de fichiers déjà convertis : une fois vos données extraites au format Shapefile ou GeoPackage, il suffit de les glisser-déposer dans QGIS. Vous obtenez immédiatement vos parcelles, votre bâti et vos mutations, prêts à styliser et à croiser avec vos propres données — sans la moindre ligne de SQL.
Le format Shapefile reste le plus demandé par les bureaux d'études car il est universel ; le CSV permet en plus de travailler les attributs dans un tableur, et le GeoPackage est pratique pour les volumes importants. L'image en tête de cet article montre justement une couche de parcelles issue d'un fichier foncier converti et affichée dans QGIS.
Exploitées correctement, les données foncières du CEREMA alimentent l'essentiel des études d'aménagement et d'habitat :
Diagnostic du parc de logements, repérage du foncier mutable, analyse de la densité et du potentiel de construction : les fichiers fonciers sont le socle des documents de planification.
Suivi dans le temps des prix (DVF/DV3F), des mutations, de la vacance (LOVAC) et de l'évolution du bâti. Ces observatoires territoriaux nécessitent des données géographiques fiables et mises à jour.
Repérage des logements vacants à remettre sur le marché, analyse du parc social, identification des copropriétés fragiles : autant d'usages qui s'appuient sur le croisement des couches foncières. Pour les bailleurs et collectivités, ces données s'intègrent ensuite dans une carte interactive de gestion du parc de logements.
Pour une collectivité, croiser le foncier avec d'autres indicateurs permet d'objectiver les déséquilibres d'un territoire et de cibler l'action publique.
Vous avez gagné un appel d'offre, la collectivité a commandé les données au CEREMA, et vous vous retrouvez avec un fichier que personne dans l'équipe ne sait ouvrir ? C'est exactement le problème que résout notre service de conversion de fichiers fonciers.
Le principe est volontairement simple : vous envoyez le fichier reçu du CEREMA, vous recevez vos couches SIG propres sous 24 h — parcelles, locaux, propriétaires, mutations DVF, carroyage — aux formats Shapefile, CSV et GeoJSON, prêtes pour QGIS ou ArcGIS. Aucun logiciel à installer, aucune compétence technique requise, un contrôle qualité avant livraison, et un tarif fixe de 200 € HT par conversion.