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Recenser les gisements fonciers d’une agglomération avec ses communes, sans attendre le prochain PLUi

Observatoire de la stratégie foncière du Bocage Bressuirais : carte du gisement foncier brut autour de Bressuire, colorée par type de gisement, avec le panneau des couches et la légende

Voir l’outil en visio. Je vous montre en 30 minutes la carte du gisement et les bilans par commune, avec vos questions de chargé de mission foncier ou d’urbanisme.

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Avec l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN), chaque intercommunalité doit savoir où elle peut encore construire sans consommer de terres agricoles ou naturelles : dents creuses, grandes parcelles divisibles, friches, bâtiments à reconvertir. C’est son gisement foncier.

Un bureau d’études sait le calculer en croisant le cadastre et le plan local d’urbanisme. Mais une liste de plusieurs milliers de parcelles ne dit pas lesquelles se construiront vraiment. Cette parcelle est un jardin que la famille ne vendra pas. Celle-ci est inondable. Celle-là a déjà un permis déposé. Ces informations sont dans les communes, pas dans les fichiers.

Pour la Communauté d’agglomération du Bocage Bressuirais (CA2B), dans un groupement mené par le bureau d’études Pluralités, j’ai développé l’observatoire en ligne de sa stratégie foncière : 33 communes, une carte partagée que les techniciens complètent directement, avec des droits par profil, un journal des modifications et des bilans. L’outil est l’Observatoire Habitat de LocalViz, une plateforme que j’ai cofondée. Cet article décrit la méthode et l’outil.

Pourquoi le gisement foncier se recense avec les communes

Le calcul du gisement brut est une affaire de données. Sa qualification est une affaire de terrain :

Tant que ces réponses circulent par mail et dans des tableurs annotés, le gisement reste un chiffre théorique. Le recenser avec les communes, sur une carte qu’elles complètent elles-mêmes, en fait un chiffre défendable devant les élus et dans les documents d’urbanisme.

À retenir. Le gisement brut se calcule. Le gisement mobilisable se discute commune par commune. C’est cette discussion que l’outil organise.

Le point de départ : les fichiers fonciers croisés avec le PLUi

Le gisement brut part des fichiers fonciers du CEREMA, croisés avec le zonage du PLUi. On retient en général les parcelles non bâties ou peu bâties des zones urbaines et à urbaniser, avec leur surface, leur zone et la catégorie de leur propriétaire (commune, État, personne privée…). À la CA2B, ce croisement a produit 6 333 parcelles sur 33 communes.

Ce travail de préparation est classique pour un bureau d’études. Si vous avez déjà commandé les fichiers fonciers, ils se réutilisent : voir comment exploiter les fichiers fonciers du CEREMA. L’outil ne remplace pas ce calcul : il le met entre les mains de ceux qui connaissent le terrain.

Une seconde couche isole la part du gisement mobilisable par division parcellaire.

Ce que chacun fait sur la carte

L’observatoire s’ouvre dans un navigateur, sans installation. Chaque compte a un profil qui fixe ce qu’il peut faire :

Quand on dessine un nouveau gisement, l’outil calcule sa surface et renseigne seul sa commune, sa zone du PLUi et la vocation qui en découle (habitat, économie, équipement…). Chaque modification est inscrite dans un journal : qui a changé quoi, quand, avec l’ancienne et la nouvelle valeur. Plus de doute sur la version qui fait foi.

Les données sont hébergées dans l’Union européenne. Vous en restez propriétaire.

Qualifier une parcelle : les questions qui comptent

La fiche d’un gisement pose peu de questions, mais les bonnes. Elles viennent du cahier des charges de chaque étude, pas d’un modèle figé. Par exemple :

La carte colore chaque gisement selon son type. Une recherche par commune ou par zone du PLUi retrouve les gisements concernés en quelques secondes.

Les bilans qui servent la trajectoire ZAN

Chaque bilan se calcule à la demande, sur une commune ou sur toute l’agglomération : nombre de gisements et surface en hectares, ventilés par commune, par type de gisement, par zone du PLUi, par catégorie de propriétaire et selon la division possible de l’unité foncière.

C’est la matière dont l’agglomération a besoin pour sa trajectoire de sobriété foncière : combien d’hectares sont mobilisables en renouvellement urbain avant d’ouvrir une zone à l’urbanisation, où ils se trouvent et à quelle catégorie de propriétaire ils appartiennent. Le même outil porte aussi les secteurs stratégiques (294 à la CA2B), avec leur priorité, leur échéance et les logements prévus.

À retenir. Le bilan se lit en hectares et par commune. Il est à jour au moment où on l’ouvre : il se calcule sur les fiches telles qu’elles viennent d’être remplies.

SIG interne, plateforme nationale ou application sur mesure ?

Trois voies existent :

L’application ne remplace pas votre SIG : elle en reprend les couches (géopackage, shapefile) et les ouvre à ceux qui n’ont pas de SIG.

Pour les autres usages d’une carte interactive dans une collectivité (observatoires, équipements, concertation), voir la page carte interactive pour les collectivités.

Comment se passe la mise en place

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Une démonstration en visio

Pour voir la carte du gisement et les bilans.

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Vos données et votre méthode

Le gisement brut (ou les fichiers fonciers pour le calculer), le zonage du PLUi, les questions à poser aux communes et les bilans attendus. Un simple tableur suffit pour décrire les champs.

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Le paramétrage

J’intègre les couches, je construis les fiches et les bilans, vous testez.

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L’ouverture aux techniciens

Un compte par personne, puis les ajustements après les premiers retours.

L’achat se fait sur devis détaillé. L’outil peut aussi être intégré à la mission d’un bureau d’études, en cotraitance, comme à la CA2B.

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Questions fréquentes

C’est l’ensemble des terrains où l’on peut encore construire sans consommer d’espaces naturels, agricoles ou forestiers : dents creuses, parcelles divisibles, espaces interstitiels, friches et bâtiments à reconvertir. On distingue le gisement brut, calculé à partir du cadastre et du PLU, du gisement mobilisable, qualifié avec les communes.
Parce qu’elles savent ce que les fichiers ignorent : un propriétaire qui ne vendra pas, une contrainte d’accès, un projet en cours. Sans elles, le gisement reste théorique.
Non. L’outil s’ouvre dans un navigateur. Chaque personne reçoit un compte personnel.
Oui. Les couches livrées en géopackage ou en shapefile s’importent en conservant leurs champs. Le bureau d’études peut garder la main sur ses propres champs.
Non. Seuls les comptes ouverts pour la démarche accèdent à l’outil. La catégorie de propriétaire sert aux bilans et rien n’est publié.
Non. Le même outil porte le gisement foncier et, si besoin, le suivi d’un programme local de l’habitat.

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